Le temple de l’Homme revient sur un sujet qui, actuellement, fait couler beaucoup d’encre et de vidéos un peu partout sur internet. Nous ne pourrons pas dans cet article approfondir le sujet : seul dans les livres se trouve la place suffisante. Mais, à l’ère d’internet, le nihilisme bat son plein, et tout le monde se prend pour un chercheur fraîchement débarqué…

Remettons immédiatement les pendules à l’heure. Dans son livre « La dernière marche des Dieux, de l’Atlantide à Abydos » éditions Pahana Books, Anton Parks a le culot de citer l’anthropologue Marcelle Weissen-Szumlanska et Albert Slosman, page 36  ! Le seul souci c’est qu’Anton Parks, malgré une certaine forme d’érudition, ne consacre que 3 pages à ces auteurs, alors que de nombreuses sources bibliographiques données ainsi que des connaissances sur ce sujet viennent de ces deux derniers !

Érudition ne signifie pas forcément honnêteté intellectuelle ! Et savoir n’est pas non plus « Connaître ». Nous n’allons pas ici faire un article de synthèse sur les Guanches et l’Atlantide-Atlantique. L’humilité et la sagesse nous indique de vous procurer le livre de Marcelle Weissen-Szumlanska et Albert Slosman, ainsi que celui de Schwaller de Lubicz cité dans cet article. Et n’hésitez pas à taper sur le site de la bibliothèque Gallica : « Canaries et guanches ».

Nous nous sommes intéressés à cet auteur après l’avoirs rencontré grâce à nos recherches sur l’Égypte. Et nous signalons que Marcelle Weissen-Szumlanska, dans son livre de recherches sur les « Origines Atlantiques des Anciens Égyptiens » publié en 1965, a dans sa bibliographie Schwaller de Lubicz. Qu’Anton Parks se garde bien de travailler, pas assez Sumérien pour lui probablement…

A toute fin utile nous avons fait une photocopie du livre de Marcelle Weissen-Szumlanska à monsieur Loic Occhipenti responsable de « L’association d’Étude des Civilisations Disparues ».

Concernant les Guanches, Schwaller de Lubicz dit ceci dans « Le Roi de la Théocratie Pharaonique » aux éditions Flammarion, page 83 : «  D’autres part les ethnologues s’accordent à trouver chez les Cro-Magnon une ressemblance touchant presque à l’identité chez les Guanches des Canaries, ou Verneau a retrouvé chez les insulaires actuels, jusqu’à des ustensiles employés jadis par nos antiques chasseurs de la Dordogne ». Ouvrage publié en 1961.

Et que nous dit Marcelle Weissen-Szumlanska page 39 : « Le professeur Verneau a eu, aux archipels Atlantiques, des éléments d’études de plusieurs milliers de sujet ; ceux-ci emplissent de leurs crânes quatre salles du musée Canario à Las Palmas, capital de la grande Canarie ( …) On reste confondu par la présence fondamentale, la majorité écrasante de types de Cro Magnon, à l’aurore de ce qui, pour nous, demeure de l’histoire du peuple Guanche ; et cette majorité constitue un argument non moins écrasant en faveur de la proximité originelle du foyer de la Race ».

Comme toujours nous signalons à nos lecteurs et lectrices qu’il n’y a que 4 ans entre la publication de Schwaller de Lubicz et celle de Marcelle Weissen-Szumlanska ! Se connaissaient-ils ? D’après nos recherches, non.

Il y a donc toujours un faisceau de circonstances historiques qui va dans une même direction et qui est issu d’une même tradition, aujourd’hui presque disparue et remplacée par les marchands du temple ou des aventuriers en mal de reconnaissance…

« C’est en effet le monde ou « ont lieu » les événements spirituels réels, mais réels d’une réalité qui n’est pas celle du monde physique, ni de celle qu’enregistre la chronique, et avec laquelle on « fait de l’histoire », parce qu’ici l’événement transcende toute matérialisation historique » Henri Corbin

En 1951, Michel Bataille, dans une vielle Cadillac, parcours avec des amis vingt-huit mille kilomètres sur des pistes de sable. Espagne, Maroc, Egypte pharaonique et écrit un carnet de bord qu’il publie dans «  La Marche du Soleil ». Il rencontre et discute avec Schwaller de Lubicz et Isha, qui sont dans son équipe ! Une partie de cette conversation est relatée ici. Notamment celle de Schwaller de Lubicz concernant l’Atlantide, qui résume bien ce qu’il faut en penser.

« A partir de l’Atlantide, trois fleuves de civilisation se seraient répandus par migrations. Le premier traversant l’Afrique noire par le Tchad, abouti en Egypte, où il se fixa. Le second soit par mer, soit par le Sahara, rejoignit la méditerranée et la Crète. Il aurait marqué un arrêt au Hoggar, à Tamanrasset, d’ou le germe de la civilisation touareg. Enfin le troisième de ces courants, passant en Islande, puis au Sud de l’Angleterre, traversant l’Europe, serait venu s’épandre aux Indes ».

Ici en téléchargement un dossier d’étude très complet sur « L’attraction Atlantique en Afrique saharienne et méditerranéenne durant le Néolithique et la Protohistoire à travers les mouvements de populations et le livre des morts Egyptien » de Marie Delorme. Qui est fidèle (ou presque) en tous points aux travaux de Marcelle Weissen-Szumlanska ! Sans qu’elle ne soit citée à aucun moment… Soit elle ne connaissait pas cet auteur, soit c’est là aussi du pillage en bonne et due forme…

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L’Égypte ancienne emprunte à l'Homme ses membres, ses gestes et organes pour symboliser les fonctions ésotériques de l'homme universel.

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